Les Rendez-vous de l'Epargne Groupe BPCE : "Les épargnants dans la crise"

23 juin 2020

Alain Tourdjman, directeur des Etudes économiques du Groupe BPCE a présenté à la presse le 23 juin la quatrième édition du baromètre Groupe BPCE Epargne & Placements. Elle s’appuie sur une enquête menée par Audirep pour le compte de BPCE L’Observatoire en fin avril 2020, durant le confinement, sur les attitudes et les comportements d’épargne des Français. Elle confirme l’impact majeur de la crise sur la société avec 38 % de Français estimant que leurs revenus ont baissé et 47 % que leur activité a été réduite.

 

Elle montre aussi que l’expression « épargne forcée » peut induire en erreur. D’une part, elle n’a pas été généralisée car une proportion significative des ménages, plus exposés, a désépargné durant cette période. D’autre part, le surcroît d’épargne n’a pas seulement été subi faute d’accès à la consommation, mais a aussi été consenti, voire choisi, car l’aspiration à épargner et le sentiment de ne pas disposer d’une réserve de précaution suffisante ont largement prévalu durant le confinement. Par ailleurs, si les ménages anticipent un repli de l’épargne dans les prochains mois, ils ne semblent guère disposés à consommer le surcroît récent de placements financiers, même s’il s’est porté pour l’essentiel vers la liquidité, notamment les dépôts à vue.

La crise a également conduit à reconsidérer la relation au risque ou à l’immobilier. L’émergence d’un comportement boursier opportuniste, notamment chez une génération plus jeune d’investisseurs semble s’accompagner d’une certaine ambivalence chez les investisseurs traditionnels, nombre d’entre eux choisissant à la fois de profiter du recul des marchés et de réduire leur exposition au risque boursier en vendant des actifs. De façon analogue, en matière d’immobilier, la période est jugée moins propice à l’achat mais sans véritable remise en cause des avantages qui lui sont prêtés. Ambivalence, prise de distance temporaire ou bien gestion plus fine et réactive s’adaptant rapidement aux opportunités de marché, les prochains mois nous le diront.

Les épargnants sont dans un entre-deux, à la fois préoccupés par le simple maintien de la valeur de leurs placements, notamment sur le long terme, et s’interrogeant, sans nécessairement avoir trouvé de réponse, sur les stratégies patrimoniales qui restent ouvertes dans cet environnement éminemment volatil et peu rémunérateur mais qui a montré l’importance centrale de l’épargne comme protection individuelle et instrument d’autonomie quand les perspectives collectives ne tiennent plus leurs promesses, sinon de croissance, du moins de stabilité.

Le Groupe BPCE, avec son modèle de banque coopérative universelle, représenté par 9 millions de sociétaires, est le deuxième acteur bancaire en France. Avec 105 000 collaborateurs, il est au service de 36 millions de clients dans le monde, particuliers, professionnels, entreprises, investisseurs et collectivités locales. Il est présent dans la banque de proximité et l’assurance en France avec ses deux grands réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ainsi que la Banque Palatine. Il déploie également, avec Natixis, les métiers mondiaux de gestion d’actifs, de banque de grande clientèle et de paiements. A travers ce dispositif, il propose à ses clients une offre complète et diversifiée : solutions d’épargne, de placement, de trésorerie, de financement, d’assurance et d’investissement. La solidité financière du groupe est reconnue par quatre agences de notation financière, Moody’s (A1, perspective stable), Standard &Poor’s (A+, perspective négative), Fitch (A+, RWN) et R&I (A+, perspective stable).

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